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Publié par mwalimu Ladislas

                  Naturellement, d’aucuns ne protégent que ce dont ils sont artisans et artistes ( l’art, la musique,  la littérature,  l’histoire…) et oublient qu’il y a tant d’autres choses qui méritent notre bienveillance, notamment ce que nous héritons du « hasard » comme les forêts, les eaux, certaines espèces végétales et animales, etc. Tous ces êtres vivants avec lesquels nous partageons la terre méritent notre attention en vue de la postérité.  « Nous sommes extrêmement privilégiés d’appartenir à une planète aussi riche et aussi diverse, et encore plus de vivre à une époque où la connaissance scientifique et les moyens modernes de transport et de communication nous permettent de voir, de découvrir, de connaître et d’apprécier l’extraordinaire ensemble d’êtres vivants avec lequel nous partageons cette terre »[1]

 

Cependant, nous voyons poindre à l’horizon une crise intense malgré notre connaissance approfondie de la biodiversité. Cette crise est due au fait que parmi les millions d’espèces qui peuplent la terre une n’arrive pas à contrôler sa consommation. « Nous appartenons à une espèce extraordinaire et puissante. Que nous soyons perçus comme l’aboutissement de la création ou le résultat d’une évolution continue, nous avons surpassé toute autre forme de vie comme dans notre capacité à transformer le monde pour l’adapter à nos besoins et à nos ressources. Nous avançons avec voracité comme si nous étions destinés à tout dévorer sur notre passage, quel qu’en soit le prix à payer. L’homme est l’omnivore par excellence. Il y a peu de choses que nous ne mangeons pas sur une planète extraordinaire riche en êtres vivants. De la fourmi à l’éléphant, tout ce qui bouge finit dans une marmite »[2]

 

De ce fait, il va de soi que nous assistions à une extinction locale et globale d’espèces végétales et animales: des forêts (pour leurs bois précieux), des rhinocéros (pour leurs cornes), des tigres (pour leurs pénis), des ours (pour leurs vésicules biliaires), etc. « Les grands mammifères se dissimulent tout autant que les plus petits animaux de la forêt »[3]

Des forêts sont détruites pour des exploitations non durables, sans gestion ni contrôle. Moins encore, ce n’est pas pour atténuer la pauvreté ou améliorer la qualité de vie des habitants des pays démunis. « Cette destruction se fait au profit d’un petit nombre de sociétés déjà prospères ou pour répondre aux désirs d’une élite-urbaine »[4]

 

Alors que ces forêts abritent une si grande richesse en biodiversité, rien ne justifie leur destruction pour des intérêts égoïstes : enrichir une poignée de personnes. La destruction de la nature est  résultat d’une négligence de l’homme sans compassion. Et, nous devons le savoir, consommer à court-terme les ressources forestières conduira à un avenir plus difficile et plus appauvri. « Une fois la faune sauvage disparue, les forêts disparaîtront à leur tour, les exploitants se retireront et la société africaine sombrera dans le chaos »[5]

Nous sommes donc appelés à la vigilance et surtout à l’amour de la postérité. Il est grand temps d’agir maintenant pour empêcher la destruction de la flore et de la faune.

« …la création et la gestion efficace des grandes aires protégées constituent des actions prioritaires pour la protection de la biodiversité. Mettre en défense des grandes zones intactes d’habitat naturel, protéger de toute exploitation non durable est le meilleur moyen d’éviter l’extinction des espèces et de préserver le fonctionnement des écosystèmes ». [6]

 

 

 



[1] ANTHONY L.R. et Alii, La nature dévorée, Altisima Press, Mai 2004, p.8

[2] Idem, p 9

[3] Idem, p. 13

[4] Ibid

[5] Idem,p.185

[6] Idem, p.191

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