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Publié par mwalimu Ladislas

2. Les déviations sexuelles


 
La déviation est définie comme un changement anormal, un retour de la bonne voie.  L’objet sexuel est à ce dernier siècle diversifié à tel point qu’on arrive à identifier toute une multitude des pratiques sexuelles aberrantes. Selon qu’on définie l’objet sexuel et l’objectif sexuel, les aberrations peuvent se référer à :

  • Déviation de l’objet. Lorsque l’être qui est sujet de l’attirance (personne, animal ou chose, blesse la pudeur. Citons las cas de l’homosexualité, pédophilie, fétichisme, zoophilie, nécrophilie, inceste, bisexualité, sexe en groupe,…
  • Déviation de l’objet. Dans ce cas, l’accent est mis sur ce que l’on désire faire avec l’objet : copuler, toucher, regarder, exhiber, souffrir…. Nous citons ici les voyeurisme, frotteurisme, analisme, coprophilie, coprophagie, sadisme, viol,…

N’étant pas du domaine, nous nous limiterons à exposer simplement les déviations sexuelles. Nous nous limiterons à vingt supposant que d’autres formes s’orientent vers telle autre déviation. A ce sens, nous citons :


- L’homosexualité :

 

C’est l’établissement des rapports érotiques entre individus de même sexe (Homo=même). Lorsque les individus sont du genre féminin, on parle de Lesbianisme[1].

            Plusieurs théories font une apologie de cette pratique et cela de partout. Si les hommes pratiquent leurs rapports érotiques par voie anale et les lesbiennes par la manipulation de leurs seins ou de leurs organes génitales[2], alors qu’elle soit réglementée, pratiquée ou pas, c’est une déviation.


- Le sexe virtuel :

 

Le sexe virtuel consiste à établir des relations sexuelles avec une « femme objet » ou un « homme objet ». Quelle terrible dépersonnalisation ! Selon Paul VIILIO, cité par ISIDRO « certains préfèrent l’être virtuel- le lointain- à l’être réel, celui qui est proche, le prochain »[3].

            En effet, pour  cette déviation, certains sembles vivre une certaine chasteté sans nom, d’autres deviennent misogynes par exemple croyant ou espérant à un être imaginaire.

 
- L’hermaphrodisme :

 

Un hermaphrodite est un être (végétal, animal ou humain) qui possède simultanément les deux sexes. Ici se situe une auto-satisfaction comme une aberration sexuelle ; toutefois, l’on dirait que c’est un accident.

 

- Le pluralisme sexuel / sexe en groupe[4]

 

Cette déviation consiste à se consacrer à toute sorte d’activités érotiques en groupe ou un échange de partenaires. L’auteur signale que cela arrive aussi dans des rassemblements organisés ou privés où les gens prennent des boissons excitantes comme les drogues soit en regardant les films pornographiques.

- La pédophilie : une attaque contre l’enfance

 

Cette aberration consiste en la pratique d’actes érotiques entre un adulte séducteur et un enfant impubère. Lorsque les abus sexuels contre un enfant sont commis par un homosexuel adulte, on parle de pédérantie[5]. Le contraire de la pédophilie est la gérontophilie (géronto=vieux, âgés).

 

- Le fétichisme[6]

 

C’est une déviation sexuelle qui consiste à associer les sensations érotiques hétérosexuelles ou homosexuelles à une zone déterminée du corps de l’être aimé (seins, cuisses, cheveux, etc…) ou à un objet ou un vêtement lui appartenant (sous-vêtement, chaussures, foulards,….). C’est à travers cette association que le désirant atteint l’orgasme, généralement grâce à la masturbation. C’est une anomalie.

 

- La zoophilie/ Bestialité

 

Cette déviation sexuelle paraît une activité sexuelle compensatoire. C’est presque une maladie mentale. Elle se combine parfois du sadisme en torturant et en blessant les animaux à des fins érotiques[7].

 

- La nécrophilie

 

Elle est définie comme l’attirance morbide pour les cadavres avant de les momifier, les enterrer. Nous constatons que nous ne citons que les déviations liées à l’objet. Ce n’est pas tout.

Il y a d’autres déviations inhabituelles comme le suicide, l’assassinat quand on expérimente une déception d’un conjoint. Ici-bas suivent les aberrations de l’objectif sexuel.

 

- L’exhibitionnisme[8]

 

Déviation qui consiste à se dénuder partiellement ou totalement dans le but d’exposer à la vue des autres les parties érotiques du corps.

De cette déviation, l’auteur souligne le Streaking (courir nu devant une multitude de gens), les appels-messages électroniques obscènes ou l’envoie des lettres dont le contenu est plein d’avances grossières.

 

- Le voyeurisme et le frotteurisme

 

  • Le voyeurisme manifeste le besoin de contempler le corps nu du sexe opposé. Elle est associée à des signes d’immaturité ou à des problèmes psychologiques.
  • Le frotteurisme quant à lui consiste au fait de se satisfaire par de simples frottements, frôlements ou attouchements avec d’autres personnes[9].

Le caractéristique du voyeurisme est le goût de se cacher dans des endroits d’où le voyeur peut observer sans être vu ou exposer les parties érotiques de façon intentionnelle. Tel est le cas des musiciens, danseurs modernes.

 

- L’analisme :

 

Besoin d’utiliser la voie anale pour se satisfaire. A grande partie ce sont les homosexuels qui le pratiquent.

 

- Coprophilie et coprophagie :

 

L’on parle de cette aberration lorsque les sujets arrivent à s’exciter en voyant uriner ou déféquer un sujet homo-hétérosexuel. Elle s’accompagne d’un goût pour les immondices, autrement dit, manger ou boire les excréments (selles, urines). Cela est nommé coprophagie.

La spermatophilie consiste à consommer le sperme frais d’un homme après éjaculation dans le vagin.

 

- Le travestisme :

 

C’est le fait de ne pas accepter son propre sexe et sentir la nécessité de se transformer aussi bien même par des chirurgies féminisantes ou masculinisantes[10]. Outre cet aspect, vient le fait de transformer le vêtement (vestimentum), changer de voix, utiliser des produits destinés au sujet du sexe opposé. Nous citons le cas actuel de celles qui préfèrent l’habillement des hommes, ceux qui changent leur peau (teint), leur chevelure, etc.

- Le sadisme :

 

C’est la perversion due au complexe d’infériorité qui consiste seulement à faire souffrir l’autre partenaire intentionnellement. Il doit son nom du Marquis de Sade Donatien Alphonse François né à Paris en 1740[11]. 

-  Le Masochisme :

 

Est le contraire du sadisme. Selon cette aberration, il faut souffrir pour aboutir à la jouissance sexuelle. Le Masochisme doit son nom au médecin Autrichien Lenpold Von sacher Masoch. Ecoutons son propos : « je trouve un attrait étrange à la douleur, et rien ne peut plus attirer ma passion que la tyrannie, la cruauté et surtout l’infidélité d’une belle femme…… C’est qu’il a de plus excitant et de plus agréable c’est de recevoir le fouet de la main d’une femme »[12].

Au lieu de faire souffrir son sujet partenaire, c’est le sujet désirant qui doit souffrir pour et à la suite des sentiments sexuels.

- Le Sado-masochisme :

 

Consiste à jouir érotiquement de la violence sexuelle infligée et qui est infligée de deux côtés, de part et d’autre, des deux partenaires.

- Viol et inceste :

 

 Le Viol[13] consiste à forcer délibérément le partenaire d’accomplir un acte  érotique sans le consentement de l’autre partenaire. Tel serait le cas des agents qui, par peur de perdre un poste, consentent malgré eux aux sollicitations de leurs chefs de services, leurs autorités.

Ainsi, toutes les fois qu’il y a emploi de force physique, de mensonge, d’intimidation, de ruse, etc., cette agression est viol.

L’inceste[14] est constitué par les relations sexuelles entre parents consanguins dont le degré de parenté les empêche de se marier.

C’est aussi une violence plus subtile car une contrainte psychologique. Pour plus d’information, lire Lévitique 18,20 ; 2Sam 11, 1-4 ; 2Sam 12, 10-14.

 

- La prostitution

 

Celle-ci est une pratique des rapports sexuels continus et renouvelés, librement, et avec n’importe quelle personne qui le lui demande. Son propos fondamental étant le gain et non le plaisir.

            Nous entrevoyons que la prostitution a des causes sociales, économiques. Voilà pourquoi il en arrive qu’on assiste au cas comme le proxénétisme, le fait de favoriser et organiser la prostitution d’autrui à des fins lucratives. Nous pensons ici au souteneur à qui sont remises ses gains,

*le tenancier d’un hôtel où s’exerce le commerce charnel,

*l’entremetteur qui fournit les filles sollicitées dans la clandestinité,

*le trafiquant, qui ravitaille en femmes les maisons de tolérance…[15]

 

- La Pornographie :

            On dit que la société actuelle est une société érotisée, remplie de stimuli tendant à exalter la sexualité. La pornographie c’est ce qui exploite et déshumanise le sexe, de telle façon que les êtres humains, et en particulier les femmes, sont traités comme des choses, des objets sexuels[16].

            La pornographie n’est rien d’autres que la violence sexuelle, et, de même que la contemplation de la violence quelle qu’elle soit, elle ne fait qu’exciter et inciter les instincts d’agressivité, et dans ce cas d’agressivité sexuelle. Elle est, par nature, contraire au sexe, une terrible menace que cela suppose, surtout pour les enfants et adolescents. C’est le drame de la liberté d’expression et de communication, car tout cela se passe au moyen des outils de communication : TV, ordinateur, cinéma dans leur très haute technoscientificité.

 

- Le Cybersexe :

 

            Cette déviation peut se définir comme la pornographie sur Internet[17]. Avec l’implantation presque universelle d’Internet, la transmission de méthodes pour pratiquer le « sexe virtuel » pourrait être quelque chose d’encore plus rapide. C’est la diffusion de la pornographie. Que faire ?

 

 

3. Vers une pensée existentiellement éthique

 

L’être humain est crée par Dieu. Il est le temple de l’Esprit Saint. Le corps humain est donc sacré. Il se nécessite un respect incontournable de l’individualité et de la singularité.

Les aberrations exposées impliquent un oubli complet des aspects affectifs et spirituels et font des personnes un simple objet d’échange visant à produire un type d’excitation qui frise la morbidité.

Après ce long parcours, nous avons exposé et distinguer des déviations conduisant à un contact : l’excès est aussi néfaste, sinon plus que la carence bien qu’il soit nécessaire de manger pour rester en vie et de manger suffisamment pour être en forme. Une pseudoéthique a ceci de caractéristique que ce qui est accepté par la majorité ne peut pas toujours être considéré comme socialement répréhensible. Le commun ne devient pas toujours normal. « Toutes les grandes civilisations ont été ébranlées par suite d’un mouvais usage et d’un abus des instincts individuels, qui, au lieu de favoriser la préservation de l’espèce humaine, tendent à son autodestruction »[18].

De cette citation, chacun à chaque endroit est concerné par ce drame que cours l’humanité de notre temps. C’est la désertification du sacré. C’est le rejet de la religiosité. L’homme devient de plus à plus un être quelconque, un étranger au monde.

Dans la perspective de la sexualité, nous pouvons nous poser une petite-grande question : est-ce que tout est en vente ? Il semble que notre société en particulier, l’humanité en général, est marquée par une insatisfaction généralisée et généralisante.

Comme toujours, et bien plus dans cette société où la consommation passe avant tout, il y aura des gens pour qui vendre leur corps est une façon de faire de l’argent facilement. Les uns vendront leur propre corps, d’autres vendront le corps d’autrui. Quelle idée peut nous résumer ?

 

Conclusion

 

Au lieu de conclure, reconsidérons, redéfinissons l’homme in stricto sensu. L’homme n’a plus ses deux pieds sur terre. Nous n’avons presque rien dit au sujet de la problématique de la sexualité, terrain très glissant.

Nous sollicitons le concours de la Bioéthique et de la morale, sans oublier toute personne à qui le sujet intéresse et interpelle, de nous compléter. Nous nous proposons partager les paroles du philosophe de la non-violence qui disait : « Rappelle-toi le visage de l’homme le plus faible et le plus pauvre que tu aies vu et demande-toi si l’action que tu envisage d’entreprendre va lui être d’une utilité quelconque » (GANDHI).

 

Par  Ladislas KATSUBA KINYALI et Alphonse  KAMBERE SIVAVWIRAN


[1] Idem.

[2] Idem, p 100.

[3] Idem, p73.

[4] Idem, p 104.

[5] Idem, p 104.

[6] Idem, p 105.

[7] Idem, p 107.

[8] Idem, p 108

[9] Idem, p111-112.

[10] Idem, p116.

[11] Idem, p118.

[12] Ibidem, p119 (LV-MASOCH, cité par ISIDRO, op. cit.  p119).

[13] Ibid. p 132.

[14] Iid. Pp141-145.

[15] Ibid. p 152

[16] Ibid., p 163.

[17] Ibid. p 167.

[18] Ibid. pp 118-119

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Commenter cet article

Anonyme 19/07/2013 19:24

Merci pour cet article qui nous apprend certaines déviations sexuelles qu'on voudrait nous imposer comme "normes" à légaliser. Chaque individu est libre de choisir la vie qu'il veut mener. Serions-nous nés si nos ascendants étaient des homosexuels? Assurément non! De grâce, tout en respectant leur choix, que ces homosexuels ne cherchent pas à adopter les enfants des personnes normales hétérosexuelles. .................

Arnaud 14/11/2010 12:29


merci pour cet article. vous avez cependant la possibilité d'approfondir la question avec les "catéchèses de de Jean Paul II" intitulées "la Théologie du corps". Bonne Continuation.


l'eveillé 12/04/2009 05:32

quel obscurantisme! les auteurs ne sont pas trés humanistes et encore moins eveillé. que de
l'obscurantisme .rien de nouveau ! la chasse aux
sorcieres est toujours ouvertes...mepris total