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Publié par mwalimu Ladislas

 

            L’homme est un nœud des relations. Il est à la fois corps, âme et esprit. Le réduire seulement à une de ses dimensions reviendrait à le réifier.

De ce fait, l’être humain à un corps et il est son corps. De ce corps il se situe au monde dans un espace-temps. L’homme sent. A partir de la sensation, il peut afficher son sentiment qui traduit alors son affectivité, sa sexualité. De cette façon, l’homme est un être affectif, sexué et sexuel.

 

            Aujourd’hui plus qu’hier et peut être moins que demain, le sexe est le centre d’intérêt de la plupart des gens. Les médias, reflet des intérêts de la majorité, consacrent un espace trop vaste à la question sexuelle. L’on dirait qu’il y a une révolution dans l’évolution sexuelle. Ce grand constat hâtif soit-il nous ouvre à un questionnement sans précédent, à savoir :

-qu’est-ce que c’est le sexe ? Quel est le moment de jouir du sexe ? Quel serait le but d’une sexualité vécue et incarnée ?

 

            Le sexe est par définition cette conformation particulière qui distingue le mâle de la femelle, l’homme de la femme. Cet organe du corps entre en fonction pour une complémentarité des propos sexuels et sexués. Le sexe est utilisé pour satisfaire les désirs et surtout procréer. La satisfaction et la procréation ont une exigence de commun, ce que le respect de (la différence) de l’autre, sa différence n’est pas à substituer ni à remplacer. Chacun est unique à son genre. Quid alors de la sexualité ?

 

1. La sexualité

 

L’être vivant a des instincts qu’il faudrait satisfaire. Cette force s’exprime à travers le comportement. Voilà pourquoi quelques psychologues, philosophes et psychanalystes affirment que l’homme est sexué, que l’homme est sexe.

 

Aujourd’hui, plus que jamais, l’homme  semble souffrir d’une crise on ne peut plus contagieuse : la sexualité, l’amour sexuelle.

Le constat malheureux nous mène à un étonnement. Que dit la Bible au sujet de la sexualité ? Quelle est la part de la biologie, etc ? Les points suivants nous donneront des bribes de réponse.

 

1.1.  La Bible et la sexualité

 

Il y a mâle et femelle dès le commencement. La cause de l’existence du masculin et du féminin est très simple : avant la création des civilisations et des peuples, voire des races et des familles, il y avait l’être humain. D’une part, l’homme qui devait féconder la femme et travailler pour la nourrir ; la femme, d’autre part, qui devait être fécondée et secondée, dans ses tâches procréatrices et dans les soins apportés aux enfants, par le partenaire pour perpétuer l’espèce.

 

Ces deux (homme-mâle, femme-femelle) différents l’un de l’autre, chacun devrait avoir une psychologie adaptée au développement de l’importante mission de peupler la terre et de s’aider mutuellement. Par illustrations, le livre de Genèse est clair quand nous lisons l’épisode d’Adam et Eve et celui de Noé lorsqu’il fallait sauver les êtres vivants du déluge ( Gn 2 : 18-23 et Gn 7 : 1-10).

 

Plusieurs ne se sont jamais opposés à cette réalité biblique. Anthropologues, psychanalystes et féministes, tous savent que malgré les divergentes théories telle que : la société conditionne le sexe, on ne naît pas femme, l’identité sexuelle,… la biologie tranche l’affaire. Il y a toujours un mâle, l’homme et une femelle, la femme. Songer à un homme féminin et à une femme masculin revient à penser à une future création et c’est purement une spéculation vaine que d’apporter l’eau au moulin. Qu’ajoute donc la Biologie à ce propos ?

 

1.2.  La Biologie et la sexualité

 

Les temps qui courent ne  pas heureux pour les deux sexes. Toutes les fonctions ont été rejetées et chacun doit s’arranger comme il peut, ce qui n’est toujours facile c’est la crise, la déviation. Il y a plusieurs différences génétiques existant entre hommes et femmes. Lorsque on affirme la complémentarité des sexes (penis et vagin) nous n’envisageons pas une confusion des sexes.

      Lorsque l’homme et la femme apparurent sur cette terre, ils possédaient des caractéristiques organiques et psychologiques différenciées. Les hommes sentent (organes de sens) d’une façon différente des femmes. Cela n’implique par la supériorité d’un sexe sur l’autre. Ils sont complémentaires. Leur forme témoigne. Il s’en suit que lorsqu’un homme et une femme s’unissent physiquement et affectivement, ils forment vraiment un être humain authentique et complet.

En matière de sexualité, domaine si complexe et si délicat, il n’est pas facile de déterminer ce qui est normal. Mais, il y a certains faits facilement et universellement observables, qui marquent des limites claires et peuvent nous aider à adopter une position impartiale. Ecoutons ISIDRO AGUILAR qui donne ces faits.

-         D’abord, d’un point de  vue anatomie et physiologie, il est indéniable que la forme et la disposition des organes génitaux humains et leur fine sensibilité aussi que leur fonctionnement, soient parfaitement adoptés à la conjonction hétérosexuelle ;

-         En suite, normalement l’attirance envers le sexe opposé est un facteur commun à toutes les cultures et coutumes : a ce sens, reproduction de l’espèce est celle qui, de beaucoup aborde le plus et détermine la normalité. Dans cet angle d’idées, les psychologies masculine et féminine se complètent admirablement[1].

 

Nous venons de parler du sexe, de la sexualité. C’est une sorte de philosophie du sexe ou de psychologie. L’anatomie et la physiologie, la morale et la psychologie nous ont montré les jalons pour une sexualité sensée, vécue. Elles nous ont indiqué la normalité, qui, malheureusement, n’est plus respectée. Aujourd’hui, moins que demain, c’est l’anormal, le retour à l’état de la nature. Cette affirmation s’enracine des déviations sexuelles. Quelles sont ces déviations ?

 



[1] ISIDRO AGUILAR, Guide de la vie familiale vol2, éd safeliz, Espagne, 2000, p 90 / 180

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