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Publié par mwalimu Ladislas

 La religion vient-elle de la mort ?

Les hommes parlent de la mort chacun de sa manière.

Mais il y a une seule réalité :

La mort nous amène, nous conduit, nous plonge dans un gouffre et nous nous retrouvons face à

l’envers de la vie,

l’innommable,

l’inconnu,

l’obscure,

l’absence,

l’incontournable,

l’impensable,

l’impératif,

la finitude

le néant,

finalement le on ou le il (meurt) et non pas le je meurs.

L’innommable ! Personne n’est capable de le nommer et surtout le dire à sa première personne.

Et pourtant !

notre compagne fidèle,

notre copine,

notre voisine,

notre collègue,

notre prédécesseur,

successeur,

départ et d’autre,

à gauche et à droite : elle nous enserre dans son carquois, elle nous coince ;

en dehors et à l’intérieur de nous même !

où fuir l’innommable ?

dans les eaux profondes,

sur la surfaces des mers, 

sous la terre ou

dans les abîmes du foudroyant magma !

De chaque jour, et pourtant avons jamais compris ! qu’est-ce que la mort ?

le on, le il.

La mort chaque jour, à chaque instant, et pourtant apparaît et surtout accueillit comme :

Le jamais vu

L’angoissant

le tristant

le frustrant

le tremblement

le silence absolu de l’autre

l’indifférence totale à notre appel

la non réponse

la bouche- bé

un jamais vu,

un nouveau et pourtant ancienne

une épiphanie et pourtant eschatologique

tout ce que nous disons de la mort n’est que balbutiement. Nous ne savons rien de la mort, peut être qu’elle connaît plus que nous.

Celui qui parlerait mieux de la mort c’est le défunt car l’ayant

Rencontré,

vu,

senti,

goûté,

touché,

palpé et expérimenté.

La seule condition de mourir est de naître. Toutefois, on ne meurt qu’une seule fois et après ? Il me semble le jugement.---------

 

Alphonse KAMBERE SIVAVWIRANA

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