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Publié par mwalimu Ladislas kinyali

Il est aujourd’hui impossible d’envisager l’instauration d’un nouvel ordre de société pour les pays en voie de développement, sans tenir compte des préalables du développement, des exigences culturelles et philosophiques de chaque peuple, et des théories et pratiques scientifiques de notre temps.

Les scientifiques et autres penseurs sont d’avis que le concept global d’un ordre de société est aujourd’hui mobilisateur d’efforts et porteur d’espoirs. Mais ils sont aussi persuadés qu’un grand travail reste pourtant à accomplir pour approfondir le contenu, pour mesurer les obstacles à surmonter, pour préciser les mesures d’application les plus efficaces et en prévoir les conséquences et, surtout pour lui donner une dynamique d’avenir. Car, en effet, le risque serait très grand d’en rester à des affirmations des principes et à des déclarations verbales en négligeant d’entamer les processus effectifs de changement parce qu’un nouvel ordre de société n’est pas un modèle préétabli qu’il suffirait simplement d’appliquer. Mais au contraire, il est inventer à partir des réalités politico-socio-culturelles  de la communauté et des aspirations les plus légitimes des peuples.

A l’heure où l’Afrique cherche les voies et moyens pour un nouvel ordre meilleur, les scientifiques africains appuyés de leurs disciplines respectives ne sont pas en reste. C’est entre autres les philosophes et la philosophie. Ils ont eux aussi la prétention (légitime) de contribuer à la promotion de l’homme et de son environnement. Pour tout dire, les penseurs « philosophes » africains tentent d’instaurer, à travers colloques, séminaires, symposia,…. Un débat théorique pour libérer l’Afrique de tous les maux dont elle est encore à ce jour victime. Le philosophe africain doit s’en donner à une réflexion pragmatique et fonctionnelle, autrement dit une philosophie engagée, une philosophie d’action, tournée vers l’avenir pour la transformation et la gestion de son espace. Parmi les exigences pour un nouvel ordre de société pouvant amener le négro-africain à une pleine réalisation de son être et à une saine gestion et maîtrise de son environnement, nous avons à gros : l’instauration de la démocratie, la réelle justice sociale et la véritable affirmation de la personnalité de l’homme noir par réinventions de ses valeurs culturelles.

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Jacques VAGHENI 18/02/2012 14:08

Démocratie, d'accord. Mais soyons prudent. En effet, la démocratie est née sœur jumelle au capitalisme d'un accouchement du libéralisme. Sous ce weltanschauung, la colonisation de l'Afrique a été
entretenue. L'individualisme qui est l'un de ses fils, prône la propriété individuelle, ce qui est plus ou moins contradictoire avec la sagesse des apôtres du Christ qui avaient tous leurs biens en
commun. Cette situation de la communauté des biens est pourtant le cœur d'une philosophie athée, le communisme. A mon avis c'est même la vraie manifestation de l'amour nous recommandé par le
Christ. Des athées sont-ils pratiquants plus que des croyants? Alors pour l'Afrique, faut-il pratiquer une démocratie corrompue par l'individualisme, le colonialisme?
Une démocratie africaine mérite d’être pensée correctement.