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Publié par mwalimu Ladislas kinyali

C’est une évidence que ce que nous mangeons est toujours le résultat de plusieurs produits. De ce fait, pour que nous ayons une sauce par exemple, il faut  une base (de la viande, du choux, des amarantes,…) à laquelle nous devons associer plusieurs autres produits comme les épices, le sel, l’huile,…

Malheureusement, il arrive parfois que nous fassions des mélanges qui au lieu de nous donner la vie peuvent nous la rendre difficile voire nous l’ôter. Il s’agit là des mélanges qui peuvent constituer un poison issu d’une interaction  entre aliment toxique et aliment toxique ou entre aliment toxique et aliment non toxique.

Et, dans cette société en crise de personnalité, la dégradation de la santé va rapidement conduire à des suspicions. Personne n’aura plus confiance à personne ; et, l’on va commencer à avoir peur de sa propre main, du poignet de sa propre porte,…

Les toxicologues ont essayé d’élaborer une liste pouvant aider les ménagères dans leurs tâches quotidiennes en vue d’éviter d’intoxiquer les consommateurs innocents[1].

1.   Aliments à haut risque de mélange

Il s’agit d’une série d’aliments dont : l’aubergine, l’igname, le riz, la viande fumée de mouton, le coca-cola, le citron fruit, le soja, l’épinard, la viande de poule, les boissons alcoolisées, le sel de cuisine, le sucre de canne, la tomate a conserve, la tomate nature, le persil, la feuille de laurier, le sombé de manioc amer, le choux, le yoghourt de soja, les sardines a conserve, les bières, les levures boulangères, les champignons comestibles, l’huile de palme rancie, l’huile de palmiste, les conservants chimiques des aliments, les colorants chimiques des aliments, le piment, le café, le thé, les haricots,…

2.   Mélanges interdits car morbides ou mortels

La consommation des mélanges alimentaires interdits présente deux phases de troubles : la phase morbide, c’est-a-dire dont la consommation ou l’alimentation provoque ou dénote de la maladie ; la phase mortelle, c’est-a-dire que la simple consommation entraîne la mort des consommateurs. Ces mélanges interdits ainsi que leurs conséquences (morbide ou mortelle) sont repris ci-dessous :

1.    Aubergine + Alcool= Phase mortelle ;

2.    Igname + Alcool= Phase mortelle ;

3.    Tomate nature + Tomate conserve= Phase morbide du type cancer de foie ;

4.    Coca-cola + Liqueur= Phase morbide du type irritation du système circulatoire ;

5.    Bière de l’orge + Bière de riz pur ou sorgho pur= Phase morbide du type hypertensionique ;

6.    Bière + Liqueur= Phase mortelle en cas de surdose ;

7.    Bière + Vin= Phase mortelle en cas de surdose ;

8.    Yoghourt de vache + Lait de soja= Phase morbide du type ballonnement et irritation de foie et des reins ;

9.    Yoghourt + Sucre de cane= Phase morbide du type diabète sucré ;

10. Choux + Haricot= Phase morbide du type trouble digestif (Diarrhée) ;

11. Citron nature + Eau pure= Phase morbide du type crise cardio-vasculaire ;

12. Sucre + Miel= Phase morbide du type diabète sucré ;

13. Viande de mouton + Viande de porc= Phase mortelle ;

14. Riz + Sauce de poule ou de mouton préparée quelques jours avant= Phase mortelle ;

15. Sel de cuisine + Sucre dans la farine de pain= Phase morbide du type cardiovasculaire ;

16. Epinard + Sombé= Phase mortelle en cas de surdose suite à une acidose aigüe ;

17. Feuilles de taro + Sombé= Phase morbide du type trouble digestif ;

18. Persil + Feuille de laurier dans la sauce= Phase morbide du type paralysie, trouble circulatoire. NB : Dans le cas échéant, la phase devient mortelle.

19. Soja non trempé + Aliment= Phase mortelle ;

20. Sel de cuise + Miel= Phase morbide du type hypertensionique et respiratoire ;

21. Sardines à conserve + Choux= Phase morbide du type diarrhée et troubles digestifs ;

22. Soja + Viandes= Phase morbide du type hyperprotéinique entraînant le diabète gras ;

23. Lait poudre de vache + Farine de soja= Phase morbide du type hyperprotéinique entraînant le diabète gras ;

24. Soja + Haricot= Phase morbide du type hyperproteinique ; troubles digestifs graves dus a une acidose aigüe ;

25. Sardines + Corne-bœuf= Phase à la fois morbide et mortelle ;

26. Benzoate de sodium + Jus des fruits ou confiture= Phase morbide du type cancer d’estomac et de la gorge ;

27. Huile de palme + Blue band= Phase morbide du type hyperlipidique entrainant le diabète ;

28. Huile de palmiste non raffinée + Aliment= Phase à la fois morbide et mortelle suite à un taux élevé de cholestérol qui bloque le système circulatoire et respiratoire;

29. Huile de coton + Aliment= Phase mortelle suite a un toxique gossypol ;

30. Café + Thé= Phase morbide du type hyperthermie ; convulsion. NB : Cette phase peut passer vers la mortelle en cas de surdose.

31. Lait de soja + Café= Phase morbide du type trouble cardiovasculaire, trouble du système nerveux central hypothermie ;

32. Lait de soja + Thé= Idem (Voir Soja + Café) ;

33. Viande de poule + Poisson fumé ou salé= Phase mortelle en cas de surdose à cause des anti-vitamines du poisson ;

34. Pomme de terre + Sauce de viande préparée deux jours avant= Phase à la fois morbide et mortelle suite au développement des salmonelles qui libèrent les thonines staphylococciques ;

35. Mayonnaise + Omelette= Phase morbide du type hyperlipidique et hyperproteinique pouvant entraîner les troubles cardiovasculaires et diabète ;

36. Epinard + Salade des fruits= Phase morbide du type troubles digestifs aigües ;

37. Lait de vache + Jus de citron= Phase mortelle ;

38. Mélange des poissons de races différentes= Phase morbide mais sous forme d’empoisonnement retardé pouvant entraîner la mort ;

39. Huile d’arachide + Huile de tournesol= Phase morbide du type trouble cardiovasculaire et respiratoire ;

40. Piment + Poivre + Gingembre= Phase morbide du type hyperexcitation pouvant entraîner des troubles du système nerveux.

Voila autant de mélanges qui, en voulant bien faire, peuvent créer des problèmes insolubles pour notre santé. Mais, alors, comment soigner ces intoxications ?

Le médecin doit tenter d’identifier le toxique sans que cette recherche ne retarde les mesures thérapeutiques vitales. La plupart des poisons n’ont pas d’antidotes spécifiques. Le traitement symptomatique sera mis en œuvre d’après l’état clinique du malade.

N’oublions pas que le traitement[2] des intoxiqués exige la connaissance à la fois des principes généraux de soins intensifs et des signes propres à chaque poison. Il comprend trois stades : la prévention, la mesure curative (administration d’antidote) et le traitement symptomatique. Les stades préventifs et symptomatiques concernent tous les toxiques, le stade curatif ne peut être envisagé que si le toxique en cause est reconnu et s’il existe un antidote spécifique.

S’agissant des mesures préventives, trois voies sont possibles:

- Le vomissement provoqué : il peut être effectué par attouchement du pharynx à l’aide du dos d’une cuillère ;

- Le lavage gastrique : se fait par introduction d’une sonde de faucher jusqu'à l’estomac, le malade tête en bas, couché sur le côté. On verse dans un bocal relié à la sonde 1 litre d’eau tiède contenant 4 g de NaCI, puis on vide l’estomac en pressant l’abdomen. On note les caractéristiques du liquide recueilli : présence de comprimés, d’aliments, de sang. En fin de lavage, on peut administrer par bouche 50 à 100 g de charbon activé ;

- La purgation : on utilise 30 g de Na2SO4 dans 250 ml d’eau chez l’adulte.

Parlant des mesures curatives, il s’agit de l’administration d’antidotes. Dès que la situation d’empoisonnement est déclarée par les médecins ou d’autres spécialistes, on doit chercher à acquérir des éléments qui permettent de conduire plus efficacement les démarches diagnostiques. L’avis d’un centre d’information antipoison est souvent nécessaire pour que les médecins toxicologues passent à la thérapeutique immédiatement selon le cas signalé.

En guise de conclusion, disons qu’il est plus que temps de faire attention a notre alimentation qui, mal tenue, est capable de nuire plutôt que de donner la vie.  Un vibrant appel est à l’endroit des fabricants et vendeurs des produits alimentaires et des produits pouvant entrer en contact avec les aliments de fournir des fiches de données de sécurité sur leurs produits. Ces fiches doivent comporter tous les éléments connus dans le domaine de la toxicologie afin de protéger la santé des utilisateurs.



[1] MWANZI KALENGA Dieudonné, Notions de toxicologie alimentaire, Inédit, Butembo, Août 2009, pp.21-26.

[2] Idem, pp 33-35

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Bigbang 17/07/2014 14:13

Merci, il vaudrait mieux être au courant