Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par mwalimu Ladislas kinyali

Aujourd’hui, les violences politiques ne cessent de précéder ou de succéder à l’organisation des élections dites démocratiques. Si nous ne pouvons plus revenir sur celles qui ont précédé l’enterrement de l’Apartheid en Afrique du Sud, des cas jalonnent l’histoire la Côte d’Ivoire à la somalie, en passant par le Liberia, le Nigeria ou le Darfour. Faut-il évoquer globalement la région des Grands lacs ? A côté de celle-ci, le cas d’élévation de Mwai kibaki au fauteuil présidentiel kenyan reste gravé dans la mémoire collective.

Pourtant, plus que jamais, nous devrions ressentir la nécessité de mettre fin aux hostilités en Afrique en vue du bien-être de tous. « Si la démocratie est la reconnaissance du droit des peuples à gérer librement leurs affaires, il revient à l’Afrique d’apporter librement sa contribution à l’enrichissement de cette idée. Il lui faut dire, à partir de ses propres souffrances et dans le monde actuel, comment fonder les bases durables d’une société qui donnera à chacun un mieux-être et des chances si possible identiques à celles des autres Nations du monde » (Fares, 1993).

Après la tentative de démocratisation qui doit encore fournir ses preuves, l’option pour le fédéralisme serait une des solutions à porter au tribalisme et à la guerre. C’est aussi ce que pense Kakule matumo lorsqu’il affirme ce qui suit : « Ce problème (le tribalisme) très pesant sur tout le continent africain ne pourra être résolu qu’avec l’avènement des régimes vraiment démocratiques, respectant les droits des minorités, avec des pouvoirs centraux de type fédéral qui laissent initiatives et responsabilités aux populations locales sur leur territoire » (Paul, 1992-1993).

A part le fédéralisme, un autre pouvoir est envisageable : un pouvoir représentatif de toutes les tribus, qui se chargerait réellement des doléances des sans-voix auprès du gouvernement central. « Avant de se sentir lié à la communauté humaine, encore faudrait-il avoir conscience d’appartenir à une communauté plus restreinte avec laquelle on partage une langue, une histoire, une culture, une religion, un territoire » (Fares, 1993).

Au sens universel, dirions-nous qu’il y a démocratie en Afrique ? Pour certains pays oui et pour d’autres non. Cela est peut-être dû au fait que le plus souvent il s’agit des modèles qui nous viennent toujours d’ailleurs et que nous voulons, bon gré ou mal gré, adapter à nos sociétés. C’est sous ce regard que Zahir Farès nous dit que « l’important serait, en matière de construction d’institutions, de s’éloigner vivement des conceptions pseudo-universelles qui, en vérité, ne valent que dans le contexte particulier dans lequel elles sont nées. Seules les religions révélées peuvent prétendre à l’universalité. Pour le reste, tout est affaire de conformité au génie de chaque société » (Fares, 1993).

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article